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Viols et violences sur sa femme : "Le viol, c'est sous couvert du mariage"

Un trentenaire poursuivi pour des violences conjugales et des viols conjugaux demandait à sortir de prison ce mardi matin devant les magistrats de la chambre de l'instruction. Plaquage au mur, étranglement pendant les rapports sexuels, addiction, le manutentionnaire plaide "non coupable".

Un trentenaire poursuivi pour des violences conjugales et des viols conjugaux demandait à sortir de prison ce mardi matin devant les magistrats de la chambre de l'instruction. Plaquage au mur, étranglement pendant les rapports sexuels, addiction, le manutentionnaire plaide "non coupable".

Il semble que la justice n'en ait jamais fini avec les viols et les violences conjugales. Une nouvelle affaire sera jugée dans quelques mois devant la cour criminelle alors que celle-ci bat son plein avec des affaires similaires qui se succèdent au fil des semaines.

Israël T., la trentaine, est inquiété pour avoir violenté et violé son épouse à plusieurs reprises dont certaines fois alors que leur enfant se trouvait dans leur lit. Un signalement a déclenché l'ouverture d'une information judiciaire en septembre 2021 au parquet de Saint-Denis. La victime avait fait des confidences à sa mère et à sa sœur mais se sentait tellement coupable de dénoncer sa moitié qu'elle n'osait se faire connaitre directement.
 
 

 

"Je suis en détention pour erreur conjugale"
 


30 jours d'interruption temporaire de travail lui ont été prescrits après les derniers faits qu'elle aurait subis et 15 à sa fille, traumatisée par ce qu'elle aurait vu.

Israël cultive une addiction aux films pornographiques : environ deux par jour. Ensuite, "l'accro du sexe" -  ainsi que l'a décrit l'avocat général en charge de se prononcer sur sa demande de remise en liberté - impose des relations non consenties à sa femme.

Mais le détenu, incarcéré provisoirement depuis le début de la procédure, ne voit pas les choses de cette façon. "Je la prends dans mes bras pour la calmer", indique-t-il aux magistrats de la chambre de l'instruction qui se penchaient sur son cas ce mardi matin.
 

 

Le suspect poursuit en indiquant "qu'il n'y a jamais eu de traces" sur le visage ou le corps son épouse. Interrogé plus avant, il se pose lui aussi en victime de viol, décrivant une scène au cours de laquelle ce serait elle qui visionnerait des films pornographiques. "Le viol, ça marche dans les deux sens", assène-t-il à l'attention de ses juges.

"Je ne suis pas déçu de ce que je viens d'entendre", enchaîne le représentant de la société. "C'est conforme à l'idée que je m'étais faite de monsieur". Jean-Philippe Rey souligne les pressions subies par la victime présumée menacée par sa belle-famille et refuse catégoriquement la demande de remise en liberté.
 
 

 

"Non coupable"

Sodomie alors que son épouse dort, étranglement pendant les rapports sexuels, plaquage au mur sous les yeux des enfants, Israël devra s'expliquer sur des crimes dont il minimise la teneur, d'après l'expert l'ayant examiné. "Le viol, c'est sous couvert du mariage", a-t-il expliqué lors de sa garde à vue, sans oublier d'ajouter que sa détention était "une erreur conjugale".

Juste avant de quitter la salle d'audience, la présidente demande à Israël T. s'il souhaite ajouter quelque chose. "Non coupable", répond le manutentionnaire.

En attendant son procès, le mis en cause reste derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Domenjod.
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