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St-Gilles : Un videur condamné pour avoir frappé un client

Un client d’un bar de nuit de Saint-Gilles a vécu une sale soirée le 13 août dernier. Il était passablement alcoolisé - 3,12g/l d’alcool dans le sang - et agressif puis s’est embrouillé avec le videur de l'établissement. Le portier le sort gentiment une première fois alors qu’il s’invective avec un autre client. Il se calme et le portier le laisse rentrer à nouveau faire la fête. La victime ressort et voit l'employé discuter avec son ex-compagne et s’agace de la situation. Il s’approche du videur et porte son front contre le sien. Le professionnel se fâche et pousse la victime violemment au sol. Selon les témoins, il arme son genou et porte un violent coup de pied à la tête de la victime. 

C’est là que les versions divergent. Le professionnel réfute cette version en audition et à la barre.  Selon lui, il l’a poussé puis a mis son pied sur son épaule alors qu’il était au sol. Un témoin dira : "J’ai cru qu’il était mort au sol". Un autre dira : "Il a armé son genou comme pour écraser une pastèque." La victime témoigne à la barre qu’elle ne se souvient de rien. Il a une ITT de 10 jours avec des fractures et un enfoncement du crâne. 

 
 

 

"C’est un dossier d’une particulière violence. Il ne reconnaît pas car il veut échapper à sa peine. Selon lui, les témoins ont bu ou étaient loin mais l’un d’entre eux travaille à la police municipale de Saint-Gilles. Il a l’habitude de faire des comptes rendus de ce type de faits. Il le dit clairement, il a porté un coup de pied à la victime. Il sait qu’avec cette condamnation, il ne pourra plus exercer. Il commet des violences en tant qu’agent de sécurité, c’est cela qui est choquant. Il n’y aura pas de relaxe, le préjudice est énorme pour la victime qui a de la chance d’être là aujourd’hui"; requiert le parquet qui demande une peine de 2 ans dont un de sursis probatoire, l’interdiction d’exercer la profession d’agent de sécurité, l’inscription au bulletin numéro 2 pendant 5 ans et un mandat de dépôt. 

"Je n’ai pas la même lecture de ce dossier", répond La Défense. "C’est un type bien qui fait ça depuis 9 ans, qui est formé et qui n’a jamais eu de problème. Pourquoi aurait-il fait cela alors qu'il sait que ce serait la fin de sa carrière. Rien ne démontre qu'il a donné un tel coup de pied à la victime. Quand on voit la victime aujourd’hui à la barre, j’ai du mal à croire qu’il ai donné un tel coup. C’est un type tranquille qui ne fait que travailler, il a une telle conscience professionnelle qu’il n’a pas pu donner ce coup. Il convient de le condamner mais pas de la sorte. Il a déjà tout perdu, je vous demande de la clémence, il y a un doute. Ce n’est pas un criminel, il n’a juste pas maîtrisé sa force le soir des faits", plaide la robe noire. 

Le tribunal condamne le professionnel de la sécurité à une peine de 2 ans dont 1 an avec sursis, interdiction d’exercer pendant 5 ans et l'obligation d'indemniser la victime. Le mandat de dépôt n'a pas été prononcé à son encontre, le Juge de l'application des peines décidera des possibilités d'aménagement de la peine.
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