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Législatives : Murielle Sisteron, l'enthousiasme de la première fois

 

Législatives : LR roule pour Sisteron et Ramassamy

Avant de dévoiler les grandes lignes de son programme, Murielle Sisteron a rendu un hommage appuyé à ses deux mentors, l'ancien député-maire René-Paul Victoria et Dominique Fournel, le bras droit de ce dernier et ancien vice-président de la Région, avant de rappeler l'importance de la ville-circonscription, "qui est regardée à Paris car la droite à Saint-Denis a une certaine importance au niveau national", lance-t-elle.

Originaire du Bas de la Rivière, Murielle Sisteron milite depuis une quinzaine d'années au sein de LR du temps où le parti s'appelait encore UMP. Celle qui se présente comme une nouvelle incarnation de la droite dionysienne a toujours été dans les instances internes du parti et tient à le revendiquer à l'heure où appartenir à un parti politique peut s'avérer compliqué. "Être dans un parti permet de mieux vous cadrer et permet d'éviter d'avoir un autre destin que celui d'étoile filante. On ne peut pas construire La Réunion sans avoir de convictions sincères", maintient Murielle Sisteron.

"Faire vivre nos discours"

Une analyse partagée par son suppléant, Mario Serviable. Gaulliste "historique et revendiqué", l'universitaire originaire du Chaudron dit être sorti "de sa chair et de son confort" pour aller battre campagne sur le terrain. "Je suis un marmaille du Chaudron. Pierre Bourdieu sort un livre l'année des évènements du Chaudron, époque où on ne veut pas entendre que la contestation populaire pouvait déboucher sur des émeutes. Nous sommes dans un pays qui a signé en 2015 les objectifs du millénaire qui prévoyait une éradication de la grande pauvreté d'ici 2030. Nous sommes en 2022 et je demande aux autres : quand est-ce que nous commençons réellement à la réduire ?", s'interroge l'autre moitié du binôme LR.

Un duo qui ne se lance pas dans ces législatives "uniquement pour partager la compassion face à la souffrance et le désespoir" mais bien pour "apporter des solutions". "Notre engagement porte sur trois mots : vivre, vivre bien et vivre ensemble (...) Quand vous n'avez pas trois bulletins de salaire venant d'un emploi salarié, vous n'êtes plus dans le verbe vivre mais survivre", martèle Mario Serviable, qui appelle les responsables politiques à "faire vivre les discours et arriver à faire vivre la parole partagée".
 

 

Premier engagement pris par Murielle Sisteron, celui de la réussite éducative. "Je suis engagée pour l'avenir en particulier celui de nos enfants, qui ne sont plus sûrs de sortir de leurs études avec un emploi au bout. Nous mêmes à l'époque n'étions pas sûrs de sortir des études avec un emploi. Aujourd'hui nos enfants sont à la merci des réseaux et des copinages, on ne trouve plus de mérite dans ce pays et on a l'impression que tout est joué, que le premier n'est pas le premier et le deuxième n'est pas le deuxième. On ne peut pas demander à nos enfants d'aller à l'école, de se lever le matin, de leur dire que s'ils travaillent bien ils auront un métier pour les voir finalement être spoliés par des systèmes qu'on ne maîtrise pas".

Le combat de Murielle Sisteron portera également sur d'autres points comme "l'éradication totale de la misère" ou le pouvoir d'achat "parce que les Réunionnais doivent manger". "Sur le terrain, les gens nous disent tous les jours qu'ils ne vivent plus mais qu'ils survivent. Ils survivent avec le sourire mais ils survivent quand même. Il ne faut pas s'étonner ensuite de voir les résultats que nous avons dans les urnes qui placent dans l'île Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour et Marine Le Pen au second. Les gens n'en peuvent plus, on est au bord de l'explosion sociale".

Elle propose par ailleurs comme de nombreux candidats à ces législatives la création d'une zone franche globale afin dit-elle de ramener l'emploi dans l'île, mais aussi de valoriser le travail ou encore de lutter contre l'inflation. "À ce niveau-là ce n'est plus galopant c'est infernal". Toujours sur la question de la vie chère, Murielle Sisteron propose en lieu et place d'une révision totale de l'octroi de mer, un blocage des prix sur les produits de première nécessité, à l'image de la mesure proposée par le député sortant de la 4e circonscription et candidat à sa réélection, David Lorion, "qui souhaite supprimer l'octroi de mer sur les produits de première nécessité"
 

 

Une investiture LR assumée et revendiquée

Pour la Républicaine, le rôle d'un député "n'est pas d'aller chercher des crédits pour un téléphérique pour la maire". "Il se soucie avant tout de faire manger les Réunionnais". "Quand j'entends mon principal adversaire, Philippe Naillet, demander aux électeurs de le réélire pour aller prendre des crédits pour Ericka Bareigts il n' pas compris son rôle. Nous avons vu une Réunion en colère voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Bourdieu disait que derrière la révolte il y a la souffrance. C'est le cas dans la 1ère circonscription avec une misère sociale et un abandonisme que je constate et où je ne trouve pas une personne ou un foyer me dire qu'il vit mais qu'il survit".

Si elle est amenée à être élue au Palais Bourbon, Murielle Sisteron assure qu'elle ne siégera pas dans la majorité présidentielle si le parti du président de la République, Renaissance, remportait la majorité des sièges de l'Assemblée nationale, préférant siéger auprès de sa famille politique des Républicains. Pour elle, minorité ne rime pas nécessairement avec manque de visibilité. "Aujourd'hui le groupe LR est composé de 101 personnes et sera demain composé avec un peu moins de personnes. Mais plus le groupe est petit, plus un député est en mesure de s'exprimer. Quand il y avait l'UMP de l'époque avec plus de 300 députés, il fallait attendre 3 ans pour poser une question... Ça ne me dérangerait pas demain de siéger au sein du groupe LR, là où je pourrais le mieux défendre les Réunionnais", insiste la Dionysienne. Elle ajoute : "Aller à l'Assemblée nationale juste pour prendre le café je pense que les Réunionnais n'en sont plus à là, ils n'ont plus besoin de ça, il faut se bouger".  

Après la claque reçue par sa candidate Valérie Pécresse lors de la dernière présidentielle et à l'heure où bénéficier une investiture semble plus être un fardeau pour les candidats issus des partis traditionnels comme LR ou le PS, Murielle Sisteron assume son positionnement. "Ce sera toujours une fierté pour moi d'avoir cette étiquette. Même si elle (NDLR : Valérie Pécresse) aurait fait 1% j'aurais quand même pris l'étiquette", assure Murielle Sisteron. "Bien sûr qu'on appartient à un parti politique mais il faut regarder aussi le projet et la personnalité du candidat. Maintenant, le travail que je vais faire pour les Réunionnais, je vais le faire avec eux mais toujours en gardant le flambeau LR", conclut-elle.
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