Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Droit de réponse de Vanessa Miranville à un courrier des lecteurs

La réponse de Vanessa Miranville :

Dans un courrier publié sur votre site d’informations le 18 juillet dernier sous le titre « La ravine à Malheur, bourgade oubliée par la Commune de la Possession », l’un de vos lecteurs, sous couvert d’anonymat, portait de graves accusations, tant sur des élus et fonctionnaires de la Commune de la Possession que sur ceux de la DEAL. 

Je vous saurais gré de bien vouloir publier mon droit de réponse suivant : 


Ainsi la Ravine à Malheur est présentée comme un quartier insalubre, une zone de non-droit où prospèrent des marchands de sommeil abritant des populations non souhaitées sur ce secteur pavillonnaire et qui seraient responsables, de par leurs origines, de vols et cambriolages ! Nul besoin pour moi de répondre à cette vision quelque peu tronquée d’un village tranquille, particulièrement prisé de ses habitants, où il fait bon vivre, chacun pouvant, en y vivant ou en le traversant, le constater. 

Mais si ce jugement, je le conçois, peut relever du subjectif, les graves accusations d’incompétence, de complicité, voire de corruption, ne peuvent me laisser indifférente et méritent, en toute transparence, une réponse. 

Le Chemin Lebreton dont il est fait mention dans le courrier de votre lecteur est une voie privée desservant plus d’une cinquantaine d’habitations construites depuis l’ouverture à l’urbanisation de ce secteur il y a une trentaine d’années. Des lotissements résidentiels, un groupe d’habitations et des maisons individuelles ont été construits, au fil du temps, de part et d’autre de ce chemin. Ce secteur urbain, qui s’est principalement construit entre 1990 et 2000, n’a connu que peu d’évolutions depuis. Au cours de ces 10 dernières années, seuls 3 nouveaux permis de construire de maisons individuelles ont été délivrés conformément aux règles en vigueur. 

Afin de répondre aux inquiétudes de l’un des riverains, une attention particulière a été portée sur le maintien de la transparence hydraulique, sous le suivi technique de la DEAL, qui s’est rendue sur site avec les services de l’urbanisme et de la Police municipale à deux reprises en juillet et août 2020. Il est à noter que le suivi des prescriptions techniques, alors émises par ces nouvelles constructions, ont été éprouvées suite au passage, en début d’année, des cyclones Batsiraï et Emnati, n’ayant entraîné aucune inondation ou glissement de terrain sur le secteur. Il est bien entendu que pas plus la mairie que la DEAL n’aient autorisées des constructions en zone inondable et que si le procureur de la République n’a pas engagé de poursuites, c’est qu’aucune infraction n’a été constatée. 

Pour ce qui concerne l’immeuble construit prétendument illégalement, celui-ci l’a été en vertu d’un permis de construire délivré en 2005 par mon prédécesseur. 

Cette résidence locative privée qui accueille, selon votre lecteur, des locataires indésirables avait fait l'objet, en 2016, d'un diagnostic dans le cadre du Plan intercommunal de Lutte contre l'Habitat indigne. Le TCO et l'ARS avaient préconisé des améliorations techniques pour deux des logements portants sur des travaux d’étanchéité. Une contre-visite avait eu lieu en octobre 2016 constatant l'exécution et la conformité des travaux par le propriétaire. 

Au-delà de cette action, le service de l’Habitat de la Ville est sollicité par certaines familles résidentes qui souhaitent soit une décohabitation soit un rapprochement des commodités. Le service les accompagne dans leurs démarches de demande de logement. 

Enfin, Police municipale et Gendarmerie sont sur le terrain de manière coordonnée afin d’assurer la sécurité des biens et des personnes. 

Le Maire, Vanessa MIRANVILLE 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article